Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu veux du léger et du sans-fil propre
Design : sobre mais clairement pensée gamer
Batterie : bonne autonomie, surtout si tu restes raisonnable
Confort : ultra légère, mais il faut aimer ce style
Matériaux : le carbone, ce n’est pas juste du marketing
Performances : capteur solide et sans-fil très propre
Présentation : ce que propose vraiment la Keychron G5
Points Forts
- Ultra légère (43 g) avec une glisse très fluide, idéale pour les FPS
- Sans-fil 2,4 GHz réactif avec bonne autonomie et capteur précis
- Coque en carbone rigide avec bonne sensation en main et peu de fatigue sur la durée
Points Faibles
- Pas de bouton DPI physique, tous les réglages passent par une interface web
- Seulement 5 boutons et pas de version gaucher, peu adapté à ceux qui veulent beaucoup de raccourcis
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Keychron |
Une souris à 43 g, gadget ou vrai plus en jeu ?
J’utilise des souris gaming depuis des années (Logitech, Razer, Glorious, etc.), donc quand j’ai vu la Keychron G5 annoncée à 43 g avec du carbone et un polling à 8000 Hz, j’étais curieux mais aussi un peu méfiant. Souvent, ce genre de fiche technique en fait des tonnes, et au final tu te retrouves avec un truc fragile ou mal foutu. Là, je l’ai utilisée tous les jours pendant un bon moment, en jeu (FPS surtout) et en bureautique, pour voir si c’est juste un jouet marketing ou si ça tient vraiment la route.
Concrètement, je l’ai branchée en 2,4 GHz sur un PC fixe sous Windows pour jouer, et en Bluetooth sur un Mac pour le taf. J’ai aussi testé le câble USB-C pour voir si ça changeait quelque chose en latence ou en confort. Je viens d’une souris autour de 60 g, donc je ne partais pas d’un pavé de 120 g, j’ai vraiment pu comparer la différence de poids de façon assez fine. Et honnêtement, on sent direct que c’est plus léger, parfois même un peu trop au début.
Le but de ce test, c’est pas de réciter la fiche produit, mais de dire ce que ça donne au quotidien : la prise en main, la glisse, la gestion de la batterie, les petits détails qui agacent, et aussi ce que Keychron a bien fait. Il y a des points très réussis (surtout sur la sensation en main et le côté sans fil bien maîtrisé), et quelques compromis qui ne plairont pas à tout le monde, notamment sur les réglages à faire via une interface web.
Si tu cherches une souris ultra légère pour jouer, surtout en FPS, et que tu te demandes si cette G5 vaut le coup face à des modèles plus connus comme les Logitech G Pro X Superlight ou les Razer Viper, je vais détailler ce que j’ai aimé, ce qui m’a moins plu, et à qui je la conseille vraiment. On est clairement sur un produit orienté performance, pas sur un tank polyvalent avec 15 boutons macro.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu veux du léger et du sans-fil propre
Niveau tarif, la Keychron G5 se place dans la catégorie des souris gaming sans fil « sérieuses », pas dans l’entrée de gamme. Elle vient clairement marcher sur les plates-bandes des Logitech G Pro X Superlight, Razer Viper, etc., mais avec son délire carbone et son poids encore plus bas. La question, c’est : est-ce que ça vaut le coup de partir là-dessus plutôt que sur une valeur sûre des grandes marques ?
Concrètement, si tu cherches une souris :
- ultra légère (43 g, c’est vraiment très peu),
- avec un sans-fil 2,4 GHz propre pour le jeu,
- un bon capteur,
- et un design un peu différent avec du carbone,
la G5 se défend bien. La qualité de fabrication est bonne, les perfs sont là, et l’autonomie est correcte. On n’a pas l’impression de payer juste pour un gadget marketing. Par contre, il y a quelques compromis : pas de bouton DPI physique, réglages via une interface web, pas de version gaucher, et seulement 5 boutons. Pour certains, ça peut être rédhibitoire.
Comparé à des concurrentes plus connues, tu perds parfois un peu en écosystème (logiciel plus classique, profils intégrés, etc.), mais tu gagnes en originalité des matériaux et en sensation en main. Si tu es déjà dans l’univers Keychron (claviers, autres souris), ça a du sens de rester chez eux. Si tu veux juste la souris la plus « standard » pour l’e-sport, une Logitech ou une Razer peut rester plus rassurante, surtout niveau suivi logiciel sur le long terme.
Au final, je dirais que le rapport qualité-prix est franchement pas mal si tu sais ce que tu achètes : une souris très légère, orientée performance, avec quelques choix un peu atypiques côté logiciel. Si tu cherches quelque chose de plus polyvalent ou avec plein de boutons, tu trouveras mieux adapté ailleurs pour le même prix.
Design : sobre mais clairement pensée gamer
Visuellement, la Keychron G5 ne fait pas dans le minimalisme total. On est sur une forme type Razer Viper, assez basse, symétrique dans les lignes mais avec des boutons seulement à gauche. Ce qui attire l’œil, c’est surtout le motif en hexagones et lignes sur la coque, qui donne un côté très « souris de joueur » sans tomber dans le gros truc criard avec 12 zones RGB qui clignotent. Il y a bien des LEDs, mais ça reste discret, on n’est pas sur un sapin de Noël.
Au début, je n’étais pas fan de ce motif sur les photos, je trouvais ça un peu trop chargé. En main, ça passe mieux, parce que ça sert aussi de texture, donc ce n’est pas juste du dessin pour faire joli. La surface accroche un peu les doigts, ce qui est plutôt pratique quand tu joues longtemps ou que tu as les mains un peu moites. Ça change des coques totalement lisses qui deviennent savonneuses après quelques heures.
La forme elle-même est assez neutre : pas de grosses bosses, pas de repose-pouce énorme. Ça convient bien aux mains moyennes, et ça va à peu près à tous les grips (claw, fingertip, palm léger). Si tu as des très grandes mains et que tu aimes poser toute la paume, tu peux trouver ça un peu court, mais pour moi qui suis dans la moyenne, ça passe très bien. Le poids plume se sent direct : quand tu la prends, tu as presque l’impression de tenir une coquille vide, mais sans le côté cheap.
Les boutons sont larges, bien séparés, avec un clic franc. La molette a un revêtement caoutchouc plat (pas bombé) que j’ai trouvé agréable, avec des crans bien marqués mais pas bruyants. En dessous, on voit clairement le travail sur le poids : des ouvertures, des patins bien placés, et le switch pour basculer entre OFF / Bluetooth / 2,4 GHz. Pas de déco inutile, on sent qu’ils ont cherché à gagner des grammes partout. Globalement, le design est pensé pour le jeu sans tomber dans le vulgaire, même si on reste sur un look très orienté gaming, pas une souris de bureau discrète.
Batterie : bonne autonomie, surtout si tu restes raisonnable
La G5 embarque une batterie de 500 mAh, ce qui est plutôt généreux pour une souris de 43 g. J’avais un peu peur que Keychron sacrifie l’autonomie pour gagner du poids, mais en pratique, ça tient bien. En mode 2,4 GHz à 1000 Hz, avec un usage mixte (boulot + quelques heures de jeu par jour), je suis descendu très lentement. Les retours des autres utilisateurs qui parlent de seulement quelques % de perte après plusieurs jours collent bien avec ce que j’ai vu.
Évidemment, si tu actives le polling à 8000 Hz et que tu laisses les LEDs à fond, la batterie descendra plus vite. Perso, je trouve que 8000 Hz n’apporte pas assez pour justifier de flinguer l’autonomie, donc je suis resté sur 1000 Hz avec un RGB très discret. Dans cette config, tu peux clairement tenir plusieurs jours de jeu intensif sans te poser de questions. On n’est pas obligé de la recharger tous les soirs, loin de là.
La recharge se fait en USB-C, et tu peux continuer à l’utiliser pendant qu’elle charge, ce qui est le minimum mais reste bon à signaler. Le câble fourni est souple, donc tu n’as pas l’impression de te battre contre un tuyau rigide pendant la charge. Il n’y a pas de station de charge ou de truc sophistiqué, mais honnêtement, ce n’est pas nécessaire. Un simple câble bien fait, ça suffit.
Un petit bémol : il n’y a pas de indicateurs physiques très détaillés sur la souris elle-même pour la batterie, donc tu t’en remets surtout au logiciel/OS pour voir le niveau. Ce n’est pas dramatique, mais j’aime bien avoir un retour un peu plus clair. Malgré ça, je n’ai jamais été surpris par une panne sèche en pleine partie. Si tu la recharges de temps en temps quand tu bosses, tu ne risques pas grand-chose.
Confort : ultra légère, mais il faut aimer ce style
Niveau confort, le point qui change tout, c’est le poids. Passer à 43 g, surtout si tu viens d’une souris autour de 60–70 g, ça se sent direct. Au début, j’ai eu l’impression de la faire partir trop loin sur le tapis, surtout en FPS. J’ai même baissé un peu mon DPI parce que je dépassais mes cibles par habitude. Après deux ou trois jours, ton poignet s’habitue, et tu te rends compte que tu fournis moins d’effort. Pour les longues sessions, ça se traduit clairement par moins de fatigue.
La forme type Viper est assez polyvalente. Perso, je suis plutôt en claw grip/fingertip, et ça fonctionne très bien. Si tu joues en full palm avec de grandes mains, tu risques de trouver la souris un peu basse et courte, surtout à l’arrière. Pour une main moyenne, c’est un bon compromis. Les côtés sont légèrement creusés, ce qui aide à bien caler le pouce et l’annulaire sans avoir l’impression que la souris t’échappe.
Les clics principaux sont nets, avec une course courte et un retour assez sec. Pour le jeu, c’est très agréable : pas besoin d’appuyer comme un bourrin, ça part vite. Pour de la bureautique, ça reste confortable, même si certains préféreront des clics un poil plus doux. La molette est bien placée, la texture gomme plat fait que tu ne glisses pas, et le clic molette est franc sans être trop dur. Les boutons latéraux sont faciles à atteindre, ni trop en avant ni trop en arrière, je n’ai pas eu de miss-click particulier.
En utilisation mixte (boulot + jeu), je n’ai pas ressenti de gêne particulière au poignet ou aux doigts, même après des journées bien chargées. La seule chose à savoir, c’est que si tu aimes les souris un peu lourdes et stables, tu peux trouver celle-ci trop « volante ». On est vraiment sur une souris qui bouge au moindre geste, ce qui est top pour le FPS, mais peut surprendre au début sur des tâches plus précises type retouche photo si tu n’es pas habitué à ce genre de poids.
Matériaux : le carbone, ce n’est pas juste du marketing
Le gros argument de cette G5, c’est la coque en fibre de carbone. J’avoue que je m’attendais un peu à un plastique « effet carbone » comme on voit parfois, mais là, le ressenti est différent. La coque est rigide, ça ne craque pas quand tu serres la souris, et tu n’as pas l’impression qu’elle va se tordre au moindre appui un peu fort. Pour 43 g, c’est assez rassurant, parce que souvent les souris ultra light donnent une sensation de jouet creux.
Un truc que j’ai remarqué assez vite, c’est la sensation au toucher : le carbone conduit moins la chaleur que l’ABS classique, du coup la souris reste plutôt neutre/« sèche » en main, même quand tu joues longtemps. Pour quelqu’un qui a tendance à avoir les mains un peu moites en session intense, c’est un vrai plus. Tu n’as pas cette surface brillante qui colle et qui devient désagréable au bout d’une heure. Là, ça reste agréable, ni froid, ni glissant.
Les patins (pieds) sont bien finis, avec une glisse très fluide sur un tapis classique pour gamer. La boîte inclut même des patins de rechange, y compris en version « pastilles » si tu préfères ce format. C’est un détail, mais ça montre qu’ils ont pensé à l’usure dans le temps. Le câble USB-C fourni est aussi de bonne qualité, souple, pas un câble rigide qui tire la souris dans tous les sens si tu l’utilises en filaire.
Globalement, en termes de matériaux, ça fait sérieux : pas de jeu dans les boutons, pas de craquement, aucune impression de plastique bas de gamme. Pour une souris aussi légère, je m’attendais à quelques concessions, mais là, à part la sensation de « coquille très légère » au début, tu n’as pas ce côté fragile. Après, ça reste une souris, pas un marteau : je ne la balancerais pas dans un sac sans housse en vrac avec des clés et tout le reste. Mais sur un bureau, avec un minimum de soin, ça semble bien parti pour tenir dans le temps.
Performances : capteur solide et sans-fil très propre
Sur les perfs pures, franchement, la G5 fait le job. Le capteur PAW3950 monte à 30 000 DPI, mais soyons honnêtes, personne ne joue là-dessus. Ce qui compte, c’est la stabilité et l’absence de décrochage, et là-dessus, je n’ai rien à lui reprocher. En FPS (type Valorant / CS-like), les mouvements sont propres, pas de micro-sauts, pas de feeling bizarre quand tu lèves et reposes la souris. La glisse est très fluide, parfois même un peu trop si tu viens d’une souris plus lourde, mais tu t’adaptes.
En 2,4 GHz avec un polling à 1000 Hz, la latence est déjà très bonne. J’ai testé les 8000 Hz par curiosité : oui, c’est ultra fluide, mais honnêtement, il faut être très pointilleux (et avoir un écran très rapide) pour sentir une vraie différence par rapport à 1000 Hz. En plus, ça pompe plus sur la batterie. Du coup, je me suis calé sur 1000 Hz, qui est déjà largement suffisant pour 99 % des joueurs. L’important, c’est qu’il n’y a pas de lag perceptible, même dans les situations tendues.
En Bluetooth, c’est une autre histoire. Pour du taf, de la navigation, du traitement de texte, aucun problème, c’est confortable et pratique. Par contre, pour le jeu compétitif, je ne le recommande pas : on sent un petit délai et une sensation moins directe. Ce n’est pas catastrophique, mais si tu achètes cette souris pour jouer sérieusement, reste en 2,4 GHz ou en filaire.
Point à noter : tous les réglages (DPI, polling, RGB, mapping des boutons) passent par une interface web. Ça fonctionne bien, c’est clair, et j’ai eu zéro bug pendant mes tests. Par contre, il faut être en 2,4 GHz, et ça suppose que Keychron maintienne ce service dans le temps. Perso, j’aurais préféré un petit logiciel local classique, histoire d’être tranquille. Une fois que c’est réglé, tu n’y touches plus trop, mais si tu es du genre à changer souvent de profil selon les jeux, ça peut être un peu lourd.
Présentation : ce que propose vraiment la Keychron G5
La Keychron G5, sur le papier, c’est une souris gaming sans fil ultra légère de 43 g, avec un capteur optique PAW3950 qui monte à 30 000 DPI, un polling rate jusqu’à 8000 Hz en 2,4 GHz, du Bluetooth, un port USB-C, une batterie rechargeable intégrée, et 5 boutons au total. Pas de truc farfelu : clic gauche, droit, molette cliquable, et deux boutons latéraux sur la gauche pour le pouce. C’est clairement une souris pensée pour la main droite et pour des usages typés jeu, surtout FPS et MOBA.
Niveau compatibilité, ça tourne sans souci sur Windows et macOS. En 2,4 GHz, tu branches le dongle, et ça fonctionne direct. En Bluetooth, ça marche aussi bien pour de la bureautique, mais pour le jeu compétitif, j’ai vite laissé tomber ce mode à cause de la latence un peu plus élevée (rien de choquant pour du taf, mais en FPS nerveux, tu le sens). L’USB-C sert à la fois à recharger et à l’utiliser en filaire si tu veux être tranquille niveau batterie ou latence.
Un point important : il n’y a pas de bouton physique pour changer le DPI ou le polling sur le dessus ou en dessous, contrairement à pas mal de souris gaming. Tout se fait via une interface web Keychron (en 2,4 GHz, pas en Bluetooth). Tu branches le dongle, tu ouvres le site, et tu règles DPI, polling, RGB, etc. C’est pratique une fois que c’est fait, mais impossible de changer un profil DPI à la volée en plein match sans repasser par là. Perso, je règle une fois et je n’y touche plus, donc ça ne m’a pas gêné, mais je sais que certains aiment bien switcher entre deux sensibilités selon les jeux.
En résumé, la G5 est une souris assez simple dans sa philosophie : peu de boutons, pas de fioritures matérielles, mais un gros focus sur le poids, la précision du capteur et la rapidité du sans-fil. Si tu cherches une souris avec plein de raccourcis pour MMO ou montage vidéo, ce n’est pas le bon profil. Si tu veux un truc léger, propre, et orienté performance pure, là on commence à parler.
Points Forts
- Ultra légère (43 g) avec une glisse très fluide, idéale pour les FPS
- Sans-fil 2,4 GHz réactif avec bonne autonomie et capteur précis
- Coque en carbone rigide avec bonne sensation en main et peu de fatigue sur la durée
Points Faibles
- Pas de bouton DPI physique, tous les réglages passent par une interface web
- Seulement 5 boutons et pas de version gaucher, peu adapté à ceux qui veulent beaucoup de raccourcis
Conclusion
Note de la rédaction
Après plusieurs jours/semaines d’usage, la Keychron G5 m’a clairement convaincu sur deux points : le confort lié au poids plume et la qualité du sans-fil en 2,4 GHz. En jeu, surtout en FPS, tu sens vraiment la différence par rapport à une souris plus lourde, et la glisse est très fluide. Le capteur fait le taf, la coque en carbone donne une bonne sensation de solidité malgré les 43 g, et la batterie tient bien si tu restes sur un polling raisonnable (1000 Hz). Pour un joueur qui veut une souris légère, précise et sans fil, c’est une option solide.
Côté défauts, ce n’est pas parfait : pas de bouton DPI physique, réglages via une interface web qui dépend de Keychron, seulement 5 boutons, pas de version pour gaucher, et un look très orienté gaming qui ne plaira pas à tout le monde. Si tu as besoin de beaucoup de raccourcis, si tu veux un logiciel classique installé en dur, ou si tu préfères les souris un peu plus lourdes et stables, tu feras mieux de regarder ailleurs. Mais si ton délire, c’est les FPS avec une souris ultra légère, que tu veux un bon sans-fil et que tu es prêt à accepter ces compromis, la G5 est franchement une bonne surprise.
En gros : pour les joueurs droitiers qui cherchent une souris ultra light pour le jeu compétitif ou intensif, la G5 a clairement du sens. Pour un usage plus polyvalent ou pour quelqu’un qui ne jure que par les gros écosystèmes type Logitech/Razer, ça reste une alternative intéressante mais pas forcément la première évidence.