Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : ça pique, mais ce n’est pas du gadget
Design : sobre, plat et bien foutu sur le bureau
Batterie et sans-fil : autonomie correcte, mais pas magique
Confort de frappe : ferme, précis, mais pas pour tout le monde
Matériaux et finition : ça respire la solidité (mais pas parfait)
Performance et usage au quotidien : boulot nickel, jeu correct
Présentation : ce que propose vraiment ce clavier
Points Forts
- Frappe ultra-plate ferme et précise, très adaptée à la bureautique intensive
- Multi-appareils (2x Bluetooth, 2,4 GHz, USB-C) avec bascule rapide entre jusqu’à 4 appareils
- Construction solide avec châssis alu/plastique, rétroéclairage blanc propre et lisible
Points Faibles
- Prix élevé, surtout hors promotion, avec peu d’options logicielles avancées
- Touches assez dures (surtout la barre espace), qui ne plairont pas à tout le monde et peuvent fatiguer
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | CHERRY |
Un clavier méca qui ressemble à un clavier de portable
J’ai utilisé le CHERRY KW X ULP pendant une bonne quinzaine de jours en télétravail et un peu de jeu le soir. Je cherchais un clavier qui ait le feeling réactif d’un mécanique, mais sans la hauteur de briques et le bruit de machine à écrire. En gros : un truc qui ressemble à un bon clavier de laptop, mais en mieux, en filaire/sans fil et en AZERTY. Sur le papier, ce modèle cochait pas mal de cases : ultra-plat, mécanique, sans fil multi-appareils, rétroéclairé, et avec la réputation de Cherry sur les switchs.
Dans la pratique, on est clairement sur un produit orienté « usage sérieux » : bureautique, dev, boulot de tous les jours. On peut jouer avec, mais ce n’est pas un clavier pensé pour l’e-sport avec RGB partout et macros dans tous les sens. Le positionnement prix pique un peu, surtout si tu tombes dessus hors promo, donc je l’ai vraiment testé en me demandant : est-ce que ça vaut autant d’argent pour taper des mails, du code et quelques messages Discord ?
Je viens de claviers assez variés : Logitech K740 (membrane low profile), un bon gros méca classique avec switchs rouges, et un clavier de portable plutôt correct. Ça m’a permis de comparer assez vite : bruit, confort, précision, fatigue des doigts. Le Cherry se place un peu entre le K740 et un vrai méca : plus ferme, plus sec, mais sans être un marteau-piqueur.
Globalement, après ces deux semaines, j’ai trouvé que le KW X ULP est un clavier très cohérent pour quelqu’un qui écrit beaucoup et qui veut un format plat et propre sur le bureau. Par contre, il ne plaira pas à tout le monde : la frappe est assez ferme, le prix est élevé, et il y a quelques petits détails agaçants. Ce n’est pas le clavier parfait universel, mais il a clairement une cible bien précise.
Rapport qualité-prix : ça pique, mais ce n’est pas du gadget
Parlons argent, parce que c’est là que beaucoup vont hésiter. Le CHERRY KW X ULP se trouve souvent autour de 150–200 € selon les promos. Clairement, ce n’est pas un petit clavier d’entrée de gamme. À ce prix-là, tu as déjà des méca full-size de marques connues, parfois avec RGB, logiciel complet, keycaps plus épais, etc. Donc la question, c’est : est-ce que ça vaut le coup de mettre autant dans un clavier ultra-plat orienté productivité ?
Honnêtement, si tu cherches juste « un clavier mécanique pour jouer », non, ce n’est pas le meilleur plan. Tu peux trouver moins cher avec un feeling plus fun pour le gaming. Par contre, si tu veux un clavier méca ultra-plat, sans fil, multi-appareils, AZERTY, bien fini, là l’offre est beaucoup plus limitée. C’est vraiment un produit de niche, et sur ce créneau, Cherry fait le job de façon sérieuse.
Quand je compare avec certains claviers premium type Logitech Craft, Magic Keyboard d’Apple ou des méca low profile d’autres marques, je trouve que le Cherry se défend bien. La qualité de construction est bonne, la frappe est précise, le sans-fil est stable, et tu as 3 ans de garantie constructeur, ce qui est un point à ne pas oublier. On paye cher, mais on ne paye pas juste du marketing.
Pour moi, le rapport qualité-prix est correct mais pas fou. Disons que si tu le touches autour de 150 € en promo, ça devient cohérent pour quelqu’un qui passe sa journée à taper et qui veut ce format particulier. Au-dessus de 200 €, je trouve qu’ils abusent un peu, surtout en l’absence de logiciel avancé et de petites options de confort (gestion du rétroéclairage plus fine, meilleure intégration Mac, etc.). Donc bon produit, mais à acheter en connaissance de cause, pas sur un coup de tête.
Design : sobre, plat et bien foutu sur le bureau
Niveau design, on est sur quelque chose de sobre et assez classe, sans tomber dans le clavier gamer sapin de Noël. Full noir, châssis fin, lignes droites, ça passe très bien sur un bureau pro ou dans un setup un peu minimaliste. Le clavier est vraiment plat : 1,6 cm de hauteur annoncée, et en vrai ça se sent, surtout si tu viens d’un méca classique qui fait presque le double. Pas besoin de gros repose-poignets, les mains tombent assez naturellement dessus.
Le rétroéclairage blanc fait le taf : les lettres sont bien visibles, même dans la pénombre, et le rendu est propre parce que c’est la lettre qui est éclairée, pas toute la touche. Tu peux régler l’intensité, donc tu peux éviter d’avoir un phare sur le bureau la nuit. Petit point qui m’a un peu saoulé : le rétroéclairage ne se réveille que quand tu appuies sur une touche, et cette touche est prise en compte. Donc si tu veux juste « allumer » pour voir, tu tapes quand même un caractère dans ce que tu es en train d’écrire.
Les touches ont un profil assez plat mais pas totalement type chiclet. La surface est légèrement creusée, ce qui aide à bien sentir où tu poses les doigts. Les inscriptions sont propres, bien centrées, ça ne fait pas cheap. On est loin de certains claviers où la police fait jouet ou où tu as du brillant partout. Là, c’est sérieux, presque un peu austère, mais perso je préfère ça.
Sur le bureau, le clavier reste bien en place. Les patins accrochent correctement, et même si certains avaient peur d’un châssis qui se vrille, l’exemplaire que j’ai utilisé était bien plat, pas de wobble ou de coin qui décolle. Au final, visuellement et en prise en main, ça donne une vraie impression de produit haut de gamme, sans en faire trop. Si tu cherches un truc discret mais soigné, tu seras probablement content.
Batterie et sans-fil : autonomie correcte, mais pas magique
Niveau batterie, je n’ai pas vidé le clavier à 0 pendant mon test, mais j’ai une bonne idée du comportement. En utilisation quotidienne (6 à 8 h par jour), rétroéclairage à intensité moyenne, en 2,4 GHz principalement, je n’ai pas eu besoin de le recharger pendant ces deux semaines. La LED sur la touche Cherry reste blanche quand tout va bien, et change de couleur quand le niveau descend, donc tu as un minimum de visibilité sans passer par un logiciel lourd.
Tu peux aussi voir le niveau de batterie via Windows quand tu es en Bluetooth, ce qui est plutôt pratique. La recharge se fait via USB-C, et tu peux continuer à taper pendant qu’il charge, donc tu n’es jamais vraiment bloqué. Le câble fourni est classique, pas hyper long mais suffisant pour un bureau standard. Pas de charge rapide annoncée, mais comme tu ne le charges pas tous les jours, ce n’est pas très grave.
Je ne vais pas donner un chiffre exact d’autonomie parce que ça dépend beaucoup de l’intensité du rétroéclairage et du mode de connexion, mais globalement, on est sur quelque chose de correct pour un clavier rétroéclairé sans fil. Ce n’est pas un monstre d’endurance comme certains claviers sans rétroéclairage qui tiennent des mois, mais pour un usage normal, tu n’auras pas la sensation de vivre branché au chargeur.
Le seul truc un peu dommage, c’est qu’il n’y a pas d’options avancées pour gérer finement l’extinction automatique du rétroéclairage, la mise en veille, etc. Tout est géré de façon assez basique. Ça fonctionne, mais on sent qu’il y aurait moyen d’optimiser un peu plus pour gratter encore quelques jours d’autonomie. Malgré ça, pour un clavier complet, méca, rétroéclairé, multi-appareils, je trouve la batterie tout à fait dans la moyenne haute.
Confort de frappe : ferme, précis, mais pas pour tout le monde
Sur le confort, c’est vraiment là que ce clavier se distingue. Les switchs MX Ultra Low Profile, c’est un délire à part : ce n’est ni un méca classique, ni un chiclet de portable. La course est courte, le point d’activation est net, et la frappe est assez ferme. Tu ne peux pas juste effleurer la touche, il faut appuyer un minimum. Perso, au début j’ai trouvé ça un peu dur, surtout sur la barre espace, mais au bout de 2-3 jours, mes doigts se sont habitués et j’ai commencé à apprécier le fait que ça limite les frappes accidentelles.
Comparé à un gros méca avec switchs rouges ou marron, on a moins de fatigue liée à la hauteur, parce que les doigts ne montent pas autant. Par contre, la résistance fait que si tu tapes vraiment très longtemps dans la journée (genre 8 h de rédaction non-stop), tu peux sentir une petite fatigue différente, plus dans la pression que dans l’angle du poignet. De mon côté, en usage mixte (mails, code, un peu de rédaction), ça passait très bien, et j’ai même fait moins d’erreurs de frappe qu’avec certains claviers plus mous.
Le bruit est présent, mais raisonnable. On est sur un « vrai bruit de méca » comme disait une acheteuse : ça clique un peu, ça claque légèrement sur le retour, mais ce n’est pas une mitrailleuse. Pour un open space calme, ça peut être limite si les gens sont très sensibles, mais pour un bureau à la maison ou un environnement normal, ça passe. C’est clairement moins bruyant que la plupart des méca full height que j’ai testés.
Le format ultra-plat aide aussi : tu n’as pas besoin d’un repose-poignets, les mains reposent naturellement sur le bureau. Si tu viens d’un laptop, la transition est assez facile. Par contre, si tu adores les gros claviers bien hauts avec beaucoup de course, tu risques de trouver ça un peu sec et pas assez « moelleux ». En résumé : très bon confort si tu aimes les frappes nettes et fermes, moins adapté si tu veux quelque chose de très doux et linéaire.
Matériaux et finition : ça respire la solidité (mais pas parfait)
Sur les matériaux, on sent que Cherry n’a pas voulu faire un jouet. Le châssis mélange aluminium et polycarbonate, et ça se voit dès que tu le prends en main : le clavier fait environ 635 g, donc il a un peu de poids pour quelque chose d’aussi plat. Ça évite l’effet « planche en plastique qui sonne creux » qu’on retrouve sur pas mal de claviers bureautiques. En flexion, ça ne bouge quasiment pas : tu peux appuyer au milieu, ça ne plie pas, ça ne craque pas.
Les keycaps, eux, sont en plastique classique, rien de fou, mais honnêtement je n’ai pas vu de défaut flagrant. Pas de jeu exagéré, pas de touches bancales. Quand on lit certains avis de gens qui viennent de claviers où les touches se cassent (coucou Corsair dans les commentaires), là on sent tout de suite un niveau au-dessus. Ça n’a pas l’air d’être les keycaps les plus premium du monde, mais pour un usage normal voire intensif, ça inspire confiance.
Les trois petits pieds à l’arrière sont basiques mais stables. Pas de truc sophistiqué, mais une fois déployés, le clavier reste bien ancré. Si tu tapes un peu fort, il ne se balade pas. Les finitions autour du cadre sont propres, pas d’arêtes coupantes ni de bavures. Les LED d’état sont bien intégrées, la touche Cherry en haut à droite sert d’indicateur de batterie avec une LED RVB, ce qui est plutôt malin.
Si je chipote, le seul truc que je pourrais reprocher, c’est que pour le prix, on aurait pu espérer des keycaps un peu plus haut de gamme (genre PBT texturé), surtout pour ceux qui tapent beaucoup. Là, on est sur un bon ABS bien fait, mais rien de fou. Globalement, ça reste franchement solide, bien assemblé, et loin de faire cheap. Tu as l’impression d’acheter un périphérique sérieux, pas un clavier jetable.
Performance et usage au quotidien : boulot nickel, jeu correct
En usage réel, le clavier s’en sort très bien. En filaire comme en 2,4 GHz, je n’ai pas senti de latence gênante. Pour de la bureautique, du dev, du montage léger ou de la navigation, c’est fluide, ça répond tout de suite, et je n’ai pas eu de déconnexion ou de comportement bizarre. En Bluetooth, c’est un poil moins réactif, comme d’habitude, mais pour écrire un mail sur une tablette ou répondre à un message sur un laptop secondaire, ça fait largement le job.
Le côté multi-appareils est clairement un des gros points forts. Tu as deux canaux Bluetooth, un canal sans fil via le dongle USB, et le mode filaire. Tu bascules avec F1 à F4, et même si ce n’est pas aussi visuel que certains systèmes avec numéros dédiés, en pratique on s’y fait vite. J’ai testé le switch entre un PC fixe, un laptop et une tablette : en 1 à 2 secondes, tu es opérationnel sur l’autre appareil. Pour quelqu’un qui bosse sur plusieurs machines (genre graphiste, dev, télétravail + perso), c’est vraiment pratique.
Pour le jeu, soyons honnête : ça fonctionne, mais ce n’est pas un clavier pensé pour ça en priorité. Les touches répondent vite, la course courte peut même être un avantage sur des FPS ou des MOBA, mais la sensation est moins « fun » qu’un méca linéaire classique. Pas de macros matérielles, pas de logiciel avancé pour configurer des profils complexes. Pour du gaming occasionnel, ça passe très bien. Si tu es joueur compétitif qui veut régler chaque touche au poil, tu trouveras mieux ailleurs.
Au niveau des raccourcis, Cherry a mis quelques fonctions pratiques : blocage de la touche Windows, contrôle multimédia, gestion du rétroéclairage, etc. Pas besoin de soft pour ça, tout se fait au clavier. Ce n’est pas l’arsenal le plus complet du marché, mais au moins ça marche sans prise de tête. Globalement, pour un usage « sérieux » avec un peu de jeu à côté, le clavier tient très bien la route.
Présentation : ce que propose vraiment ce clavier
Concrètement, le CHERRY KW X ULP, c’est un clavier mécanique ultra-plat avec disposition française AZERTY, 111 touches, pavé numérique complet, et plusieurs modes de connexion : Bluetooth (2 canaux), dongle 2,4 GHz, et USB-C filaire. Tu peux donc le connecter jusqu’à 4 appareils différents et basculer entre eux avec les touches F1 à F4. Ça marche bien : une pression, ça clignote, tu attends une seconde ou deux, et tu es sur l’autre machine.
Il est rechargeable via USB-C, la batterie est intégrée, et tu peux l’utiliser en filaire pendant la charge sans souci. Le rétroéclairage est uniquement blanc sur les touches, pas de RGB partout, juste quelques LED de couleur pour les états (verr maj, batterie via la touche Cherry, etc.). L’éclairage est propre : c’est la légende de la touche qui est éclairée, pas un halo dégueu autour.
Les switchs sont des CHERRY MX Ultra Low Profile, donc ce n’est pas le même feeling que les gros MX classiques. La course est courte, la frappe est assez sèche, et il faut appuyer franchement : ce n’est ni du chiclet mou, ni du méca linéaire super léger. Ça peut surprendre au début, surtout si tu viens d’un clavier portable très soft.
Sur le plan logiciel, c’est minimaliste : pas de gros soft obligatoire, il est reconnu direct sous Windows, et même sous Linux ça passe très bien d’après ce que j’ai vu. Par contre, ce n’est pas pensé pour Mac : ça peut fonctionner, mais ce n’est pas optimisé, et clairement ce n’est pas la cible. En résumé : c’est un clavier orienté productivité/PC, assez sérieux, sans gadgets inutiles, mais avec quelques fonctions modernes bien pensées (multi-appareils, recharge, rétroéclairage utile).
Points Forts
- Frappe ultra-plate ferme et précise, très adaptée à la bureautique intensive
- Multi-appareils (2x Bluetooth, 2,4 GHz, USB-C) avec bascule rapide entre jusqu’à 4 appareils
- Construction solide avec châssis alu/plastique, rétroéclairage blanc propre et lisible
Points Faibles
- Prix élevé, surtout hors promotion, avec peu d’options logicielles avancées
- Touches assez dures (surtout la barre espace), qui ne plairont pas à tout le monde et peuvent fatiguer
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le CHERRY KW X ULP est un clavier qui vise un public assez précis : ceux qui veulent un clavier mécanique ultra-plat, propre sur le bureau, avec une bonne qualité de fabrication, un rétroéclairage utile, et la possibilité de jongler entre plusieurs appareils sans se prendre la tête. Pour de la bureautique intensive, du dev, du travail multi-supports (PC fixe, laptop, tablette), il fait clairement le job et même plus. La frappe est ferme, nette, ça limite les fautes, et le bruit reste contenu pour un méca.
Par contre, ce n’est pas un clavier pour tout le monde. Si tu cherches un gros méca bien haut, très « fun » à taper, ou un clavier gamer blindé de RGB et de macros, tu risques d’être déçu. Si tu veux juste un clavier correct pour taper deux mails par jour, le prix n’a pas vraiment de sens. Et si tu es très sensible à la dureté des touches, la barre espace et la résistance générale peuvent te fatiguer ou te gonfler à la longue.
En résumé : je le recommande à ceux qui passent beaucoup d’heures à écrire et qui aiment les claviers plats, qui veulent du sans-fil fiable et du multi-appareils, et qui sont prêts à mettre un bon billet pour ça. Ceux qui ont un budget serré, qui veulent un clavier surtout orienté jeu, ou qui préfèrent une frappe très douce ont intérêt à regarder ailleurs. C’est un bon produit, cohérent, mais qui se paie cher et qui ne conviendra pas à tous les profils.